Nécrologie : 13 ans depuis la disparition de feu Général Lansana Conté

22 décembre 2008, 22 décembre 2021, cela fait 13 ans jour pour jour, depuis la disparition de feu Général Lansana Conté, ex président de la République de Guinée. Né le 30 novembre 1934 à Moussayah Loumbaya (région de Dubréka), Lansana Conté a été président de la République depuis 1984 après la mort du premier président guinéen feu Ahmed Sékou Touré.

Né le 30 novembre 1934 à Moussayah Loumbaya (région de Dubréka) et issu d’une famille d’agriculteurs soussou, Lansana Conté commence sa carrière militaire en Algérie dans l’armée française jusqu’à l’indépendance de la Guinée en 1958. Devenu officier, il participe à la guerre de libération de la Guinée-Bissau, puis est nommé, en 1975, chef d’état-major adjoint de l’armée de terre. Le colonel Conté succède, en 1984, au père de l’indépendance, Ahmed Sékou Touré, à la présidence du pays.

Il rompt avec le marxisme imposé par ce dernier et instaure l’économie de marché. Il fait adopter une nouvelle Constitution en 1990 qui rétablit le multipartisme mais n’accorde pas de réelles libertés politiques. Réélu à la présidence en 1993, 1998 et 2003, lors de scrutins contestés, il a dû faire face à plusieurs tentatives de coup d’État et a violemment réprimé divers soulèvements populaires. Malade depuis 2002, Conté a continué de régner sans partage jusqu’à sa mort.

Des rumeurs récurrentes le disant mourant circulent dès 2002. Au mois de décembre de cette même année, des médecins marocains lui diagnostiquent une leucémie et une forme aiguë de diabète, et lui annoncent qu’il lui reste moins de six mois à vivre. À l’occasion de l’élection présidentielle de 2003, il reconnaît avoir des douleurs aux pieds, se voyant contraint de voter à bord de sa voiture en raison de sa difficulté à marcher.

Début 2006, son état de santé s’aggrave brusquement ; il se rend alors à plusieurs reprises à l’étranger pour se faire hospitaliser, et est victime de comas diabétiques à répétition. Lors d’une allocution au cours de l’année 2007, il confirme ses problèmes de santé : « Je suis en train de diminuer », déclare-t-il. Ayant confessé que la maladie le fatiguait depuis longtemps, il paraît de plus en plus amaigri.

Souffrant également des problèmes cardiaques, Lansana Conté est régulièrement absent des réunions internationales, ne quitte plus le territoire national lors des dernières années de sa vie, et ne peut pas assister aux cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le 2 octobre 2008. Alors qu’il est réputé très mal entouré, ne vit plus dans la capitale mais dans un petit village où il cultive des champs de riz. Durant cette période, ce sont ses proches conseillers, régulièrement renouvelés, qui assurent véritablement le pouvoir.

Le 23 décembre 2008, Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée nationale, annonce à la télévision que le président de la République est mort la veille, des suites « d’une longue maladie », sans préciser la cause exacte de sa mort. Un deuil de 40 jours est alors décrété par le Premier ministre.

Les funérailles de Lansana Conté, qualifiées de « grandioses » par la presse, se déroulent le 26 décembre 2008 à Conakry et rassemblent plus de 30 000 personnes, dont plusieurs chefs d’États africains.

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