AFRIQUE- Mali : Une attaque de djihadiste a ôté la vie à 31 civils

Une nouvelle attaque contre des civils a eu lieu, vendredi 3 décembre, dans le centre du Mali. Des hommes armés, des présumés djihadistes sont pointés du doigt. Ils ont mitraillé un bus et tiré sur les passagers. Une trentaine de civils ont trouvé la mort. 

L’attaque est survenue près de la localité de Bandiagara, dans la région de Mopti, dans le centre du Mali. 31 personnes dont 17 blessés dans le centre est le bilan de cette attaque djihadiste d’un véhicule de transport commun.

Le camion de transport, en partie calciné, a été retrouvé au bord d’une route. A l’intérieur, des corps d’une trentaine de civils méconnaissables. Parmi eux, des femmes et des enfants.

On compte également des survivants blessés mais aussi des portés disparus. Ont-ils été emmenés par les jihadistes, accusés d’être responsables de l’attaque, ou bien ont-ils pu à un moment s’échapper du groupe ? Pas de précisions pour le moment selon la RFI.

D’après des sources concordantes, le véhicule et ses passagers se dirigeaient, vendredi, vers la localité de Bandiagara, située dans le centre du pays, pour participer à une foire. Tous étaient des civils.

Sur le trajet, entre le village malien de Songho et la route nationale 15, des hommes armés ont surgi. Ils étaient plutôt bien renseignés. Des coups de feu ont alors éclaté. Panique à bord. Le chauffeur du véhicule aurait tenté de s’échapper. De nouveaux coups de feu ont retenti. Par la suite, les assaillants dont certains étaient à moto, ont mis le feu aux camions.

Mais pourquoi tuer une trentaine de civils sans défense ? Un expert malien qui connaît bien cette région du centre interrogé par nos confrères de la RFI parle « d’une stratégie pour aboutir à une scission territoriale ». En clair, les jihadistes veulent empêcher la libre circulation des biens et des personnes en coupant des localités importantes du reste du Mali. Il y a par exemple l’axe de Bandiagara – Bankass et celui qui quitte Bandiagara pour Sévaré.

Ensuite, poursuit une autre source, les mêmes jihadistes veulent se rendre maître de leurs différents secteurs pour imposer leurs lois. Ils ont déjà proposé la signature d’accords locaux dont l’épine dorsale est l’application de la charia, mais n’ont pas obtenu pour le moment d’échos favorables partout. Afin de faire face à la situation, tous les experts interrogés séparément estiment qu’il faut que l’Etat malien reprenne le contrôle de nombreuses localités d’où il est absent. Face à l’ampleur de ce drame, trois jours de deuil national ont été décrétés suite à cette attaque.

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